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Réseau MedicalVisio
 

Parlez-en aux femmes que vous aimez
Publié le 06-10-2010 par mama
 

Dépistage organisé du cancer du sein

 

Le dépistage du cancer du sein, organisé par les pouvoirs publics, est généralisé sur l'ensemble du territoire depuis 2004. Il concerne les femmes âgées de 50 à 74 ans, qui sont invitées à se faire dépister tous les deux ans (mammographie avec double lecture et examen clinique des seins), sans avance de frais.

A l'occasion d'Octobre rose, mois dédié au cancer du sein, l'Institut National du Cancer met en place, en lien avec le ministère chargé de la Santé et les régimes d'Assurance Maladie, un dispositif d'information visant à inciter les femmes concernées à participer au dépistage organisé du cancer du sein. Cette année, deux axes sont privilégiés : d'une part, tenter de convaincre directement les femmes réticentes en s'appuyant sur une argumentation rationnelle (14 freins, 14 arguments) ; d'autre part, mobiliser les proches des femmes concernées, et notamment leurs filles, pour qu'ils les incitent à participer au programme de dépistage.

 

 

 

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Premier implant permanent d'un coeur artificiel sur un adolescent
Publié le 05-10-2010 par mama
 

 

Une équipe de cardiochirurgie italienne a implanté une pompe hydraulique dans le thorax d’un adolescent qui ne pouvait bénéficier d'une greffe.

 
Il n'est certes pas tiré d'affaire, mais c'était sa seule chance de survie : en Italie, un adolescent de 15 ans atteint d'une pathologie générale interdisant son inscription sur la liste d'attente pour une transplantation d'organe s'est vu implanter un coeur artificiel permanent à l'intérieur du thorax.

Si ce type d'intervention a déjà été réalisé sur des adultes, dans son communiqué, l'hôpital de l'Enfant-Jésus de Rome souligne qu'il s'agit d'une première mondiale sur un patient aussi jeune.

L'utilisation temporaire de coeurs artificiels est en effet devenue relativement courante, notamment dans l'attente d'un greffon compatible, mais il est beaucoup plus rare et même inédit sur un adolescent que des chirurgiens s'aventurent à le doter d'un tel dispositif de façon permanente.

Cette opération est aussi une première du fait des dimensions réduites de la pompe hydraulique insérée dans le ventricule gauche du patient (4 centimètres de long pour un poids de 400 grammes) et de son mode d'alimentation électrique, via une fiche placée derrière l'oreille gauche du jeune homme et reliée à une batterie qu'il portera à la ceinture.

Ce dispositif voulu le moins intrusif possible vise à réduire les risques d'infection, "première cause d'échec des solutions alternatives expérimentées jusqu'à aujourd'hui à travers le monde", souligne l'hôpital romain.

Deux jours après l'intervention, menée par l'équipe de chirurgie cardiaque du docteur Antonio Amodeo pendant près de dix heures, le pronostic reste "reservé", cependant l'hôpital estime que cette opération "ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques et d'espérance de vie pour tous les patients présentant des pathologies cardiaques pour lesquelles une transplantation est essentielle et pour ceux qui, comme le patient opéré jeudi, ne peuvent être candidats à recevoir le coeur d'un donneur pour des raisons clinique".

 

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Le gouvernement résilie les commandes de 50 millions de doses de vaccin
Publié le 05-01-2010 par chroniques
 

 

 

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Le génome de 2 cancers séquencés
Publié le 23-12-2009 par chroniques
 

 

Lefigaro.fr 17/12/2009 | 

Des chercheurs ont identifié l'ensemble des mutations génétiques présentes dans le génome de cellules de deux cancers particulièrement meurtriers, le mélanome et le cancer du poumon. Ces deux études menées par des équipes internationales ont été publiées mercredi sur le site internet de la revue Nature.

Ces travaux constituent selon eux un "tournant" dans la compréhension de ces affections.  "Ce que nous observons aujourd'hui va transformer notre façon de voir le cancer", a souligné Mike Stratton, responsable du projet Génome Cancer et directeur général de l'institut Wellcome Trust Sanger.

Les chercheurs ont séquencé et comparé la totalité du génome de cellules tumorales et de cellules normales chez un patient souffrant d'un mélanome d'une part, et chez un malade atteint d'un cancer du poumon à petites cellules d'autre part.  Cela leur a permis de mettre en évidence près de 23.000 mutations pour le cancer du poumon et plus de 33.000 mutations dans le cas du cancer de la peau.

Ce catalogue de mutations nous raconte la manière dont le cancer s'est développé, et nous informe donc sur la prévention", a expliqué Mike Stratton.

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Antennes-relais : l'absence de risque confirmée
Publié le 23-12-2009 par chroniques
 

 

Martine Perez 18/12/2009 | Des antennes- relais pour téléphonie mobile posées par France Télécom sur des immeubles parisiensen août 2000.
Des antennes- relais pour téléphonie mobile posées par France Télécom sur des immeubles parisiensen août 2000. Crédits photo : Le Figaro

C'est l'avis exprimé jeudi par les Académies des sciences, des technologies et de médecine.

Les représentants de l'Académie des sciences, l'Académie des technologies, l'Académie de méde­cine, jeudi, lors d'une conférence de presse commune, fait exceptionnel, ont déclaré que «réduire l'exposition aux ondes des antennes-relais n'est pas justifié scientifiquement». Le groupe d'experts des trois académies sur ce sujet approuve sans réserve les conclusions du rapport scientifique de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), rendu public le 15 octobre 2009, qui concluait notamment qu'aucun risque sanitaire lié aux antennes-relais n'avait été mis en évidence.

Depuis plusieurs années, une polémique enfle sur les risques de ces antennes qui servent à faire transiter les ondes électromagnétiques des téléphones portables. Cette polémique a atteint son apogée mi-2008 avec la condamnation judiciaire de Bouygues Telecom l'obligeant à retirer une antenne-relais située à proximité d'habitations à Tassin-la-Demi-­Lune, dans le Rhône, au motif de «l'angoisse ressentie» par les familles avoisinantes.

 

Divergences d'appréciation

 

Après cette affaire, une expertise scientifique approfondie a été lancée sous la houlette de l'Afsset, expertise rendue publique le 15 octobre 2009. Celle-ci était plutôt rassurante, estimant que les champs électromagnétiques des antennes-relais «ne sont ni génotoxiques, ni cogénotoxiques, ni mutagènes, n'ont pas d'effet cancérogène ou cocancérogène, n'ont pas d'effet délétère sur le système immunitaire, ne provoquent pas d'augmentation des cancers expérimentaux…». Ces conclusions étaient basées sur l'analyse par plus d'une dizaine d'experts de 97 études, dont 86 ne montraient pas d'effets. Onze autres études mettaient en évidence un effet biologique. Mais selon les académiciens, elles n'ont pas été reproduites et les effets n'ont été observés qu'avec des «niveaux d'exposition 5 000 à 30 000 fois plus élevés que ceux créés par la quasi-totalité des antennes-relais».

Jeudi, les experts des trois académies ont regretté que Martin Guespereau, directeur de l'Afsset, n'ait pas insisté lors de la présentation publique de ce rapport en octobre 2009 sur les aspects rassurants, mais au contraire sur les onze études rapportant des «effets» biologiques. Les trois académies pointent les contradictions entre le communiqué de presse de l'Afsset, qui commence ainsi : «Le rapport de l'Afsset met en évidence l'existence d'effets des radiofréquences sur des fonctions cellulaires rapportées par une dizaine d'études expérimentales considérées par l'Afsset comme incontestables», et les conclusions du rapport : «Aucune preuve convaincante d'un effet biologique parti­culier des radiofréquences n'est apportée. À ce jour, il ressort de cette analyse que, en conditions non thermiques, les radiofréquences supérieures à 400 MHz ne modifient pas les grandes fonctions cellulaires».

«Notre responsabilité de scientifiques, c'est de donner l'état de la science. Ensuite, les pouvoirs publics peuvent éventuellement prendre des mesures qui tiennent compte des inquiétudes de la population. Mais ces mesures doivent être bien pesées car elles augmentent l'inquiétude et on part alors dans un cercle vicieux terrible, a expliqué le professeur Jean-François Bach, vice-président de l'Académie des sciences. Ce qui nous a préoccupés, dans la présentation du rapport de l'Afsset, c'est que l'on a tenté de faire endosser à des scientifiques des décisions politiques.» Les représentants des trois académies estiment qu'il est techniquement possible de réduire l'exposition aux antennes-relais en les multipliant, mais en risquant d'augmenter sans justification la puissance d'émission des portables des quelque 85 % de Français qui les utilisent. «Des mesures de réduction des expositions ne peuvent aujourd'hui ­relever que d'une décision de gestion politique, soulignent-ils, Une réduction irréfléchie de l'exposition aux antennes-relais pourrait aboutir à un effet inverse pour la grande majorité des Français, sans bénéfice sanitaire pour les autres.»

 


 

 

Le directeur de l'Afsset répond

 

«Les recommandations finales qui font le pont entre la recherche et la décision ont été approuvées par les experts», assure Martin Guespereau, le directeur de l'Afsset. «Il m'est reproché d'avoir voulu inquiéter en parlant d'abord des 11 études montrant des effets biologiques avant les 86 autres qui ne montrent rien. Même si ce sont des signaux faibles, ils ne doivent pas être cachés à la population», considère-t-il. «Les trois Académies estiment qu'il ne faut rien faire. C'est une opinion.» Il rejette les accusations selon lesquelles la recommandation de l'agence de réduire la puissance de certaines antennes-relais ne figure pas dans le rapport. «Je suis très surpris de ­cette attaque. C'est ­indigne», explique-t-il. Il rappelle que : «les douze experts ont travaillé pendant un an pour rédiger le rapport. Une note de synthèse a été validée par un comité d'experts spécialisés». L'Afsset n'a pas raisonné en termes de moyenne mais a considéré qu'il faut diminuer la puissance des antennes le plus élevées.

   

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L'aide controversée des neurosciences à la justice
Publié le 16-12-2009 par chroniques
 

 

Sandrine Cabut
15/12/2009 

Dans le cas d'un détecteur de mensonge, le principe est de détecter des modifications de l'activité cérébrale dues à l'effort cognitif que requiert le mensonge.
Dans le cas d'un détecteur de mensonge, le principe est de détecter des modifications de l'activité cérébrale dues à l'effort cognitif que requiert le mensonge. Crédits photo : AFP

Des scientifiques et des magistrats se sont réunis pour débattre de l'utilisation des images cérébrales dans les procédures.

Les techniques modernes d'imagerie cérébrale et, plus généralement, les neurosciences ont-elles une place dans les procédures judiciaires ? Plusieurs pays ont déjà répondu positivement à la question en recourant à ces méthodes pour vérifier la véracité des propos tenus par un accusé ou évaluer son degré de responsabilité. En France, où les neurosciences n'ont pas encore franchi les portes des tribunaux, le sujet reste sensible, tant pour des raisons de fiabilité scientifique que pour des questions d'ordre éthique. Chercheurs, magistrats, médecins et autres spécialistes ont fait le point jeudi lors d'un séminaire organisé par le Centre d'analyse stratégique, organisme rattaché au Premier ministre.

Le débat ne date pas d'hier. Les premiers polygraphes, ou détecteurs de mensonges, ont été développés aux États-Unis au début des années 1920. Rapidement, leur fiabilité a été contestée, les scientifiques soulignant que les mesures chimiques, physiologiques ou électriques réalisées par ces appareils pouvaient traduire des émotions liées à d'autres comportements que le mensonge (à commencer par le stress de l'examen). La Cour suprême américaine a finalement interdit les polygraphes en 1988, mais des pays comme le Canada les utilisent toujours. Surtout, des détecteurs de mensonge de nouvelle génération apparaissent, qui font appel aux techniques modernes d'imagerie comme les IRM fonctionnelles.

Le principe est de détecter des modifications de l'activité cérébrale dues à l'effort cognitif que requiert le mensonge. Il ne s'agit pas seulement de recherche fondamentale. En 2008, en Inde, ce procédé a servi pour la première fois à condamner une jeune femme accusée d'avoir empoisonné son fiancé. N'ayant pas davantage réagi à la phrase «j'ai acheté de l'arsenic» que «le ciel est bleu», il a été estimé, de manière abusive, que l'accusée -qui niait les faits- considérait l'achat du poison comme un fait aussi établi que la couleur du ciel. Pour certains scientifiques français, c'est le principe même de l'examen qui pose problème. «Le détecteur peut signifier que la personne dit sa vérité, même si ce n'est pas la vérité, relève le neurobiologiste Hervé Chneiweiss (CNRS). Quelle que soit la méthode, elle ne change pas la capacité d'adhésion d'un sujet à ce qu'il croit avoir vu. Il n'y a pas de vérité neurale».

 

Grande prudence

Autre débat : les neurosciences peuvent-elles renseigner sur la responsabilité d'un délinquant ? «Aux États-Unis, des tribunaux ont déjà autorisé des examens par IRM ou PET scan pour montrer des lésions susceptibles de perturber le comportement», indique Christian Byk, juge à la cour d'appel de Paris. «Des atteintes au niveau orbitofrontal (à l'avant du cerveau NDLR) peuvent se révéler par des comportements asociaux qui finissent au tribunal», confirme la neurobiologiste, Angela Sirigu (CNRS). Son équipe a démontré que cette zone joue un rôle fondamental dans les regrets, ce sentiment pouvant disparaître en cas de lésions. «Certaines anomalies cérébrales augmentent le risque de comportement antisocial, ce qui ne veut pas dire qu'elles y conduisent systématiquement, tempère le Dr Sébastien Tassy (Université Aix-Marseille 2). Surtout, la plupart des comportements antisociaux sont le fait de sujets au cerveau normal».

Plus généralement, la neurobiologiste Catherine Vidal (Institut Pasteur) recommande la plus grande prudence dans l'interprétation des IRM cérébrales. «Des lésions anatomiques n'ont pas nécessairement un retentissement fonctionnel, relève-t-elle en insistant sur les propriétés de plasticité du cerveau. De plus, il est souvent impossible de savoir si des anomalies sont la cause ou la conséquence d'un comportement déviant.»

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Cancer : Sarkozy débloque 730 millions d'euros
Publié le 16-12-2009 par chroniques
 

 

Marielle Court et Yves Miserey 24/11/2009 

Le couple présidentiel a visité lundi matin l'institut Paoli-Calmettes,à Marseille.
Crédits photo : AFP

 

 «C'est, dans le contexte actuel, un effort important consenti par l'État et par l'assurance maladie» , a souligné Nicolas Sarkozy qui présentait lundi à Marseille, les grands axes de ce plan. Largement inspiré par le rapport du P r Jean Pierre Grünfeld remis en février dernier, il poursuit trois objectifs : bénéficier des meilleurs soins possibles, réduire les inégalités et mieux préparer la vie après la maladie. Voici quelques mesures phare.

• Développer la recherche - Cinq sites de recherche pluridisciplinaire devant présenter une masse critique de médecins seront labellisés par l'Institut national du cancer (Inca). Parmi leur priorité, ils devront concourir à la réalisation d'essais cliniques précoces de nouveaux médicaments en recrutant deux fois plus de malades.

• Augmenter le nombre de spécialistes - Le plan vise une augmentation de 20 % des oncologues, radiothérapeutes et hématologues. Un effort particulier visera également les radiophysiciens. Il y aura cent étudiants supplémentaires chaque année dans cette spécialité.

• Améliorer l'information - Cela fait partie de la lutte contre les inégalités. Il s'agit notamment d'être capable de tenir des statistiques à jour. En 2010, l'INVS (Institut de veille sanitaire) devra produire des données relatives à 2007 et continuer à s'améliorer d'année en année. Pour l'heure la France est tout juste capable de fournir des données de 2005 alors que les États-Unis publient déjà celles de 2009.

• Développer l'analyse des risques environnementaux - 15 % du budget de la recherche y sera consacré. Seront étudiés les effets à long terme des expositions à faibles doses de certains agents chimiques biologiques ou physique. Il faudra être capable de faire la part entre ce qui relève de la constitution des personnes et ce qui relève de l'environnement.

• Mise en place d'un programme personnalisé de l'après-cancer - La moitié des patients devront bénéficier de ce nouveau type de programme. Il impliquera l'infirmière coordinatrice des soins et le médecin traitant afin notamment d'offrir le suivi nécessaire et l'évaluation du risque de rechutes et de séquelles. Par ailleurs, 80 % des patients devront bénéficier fin 2013 du programme personnalisé de soins mis en place par le premier plan.

• Accroître le dépistage - D'ici à 2013, la participation de l'ensemble de la population au dépistage du cancer du sein et du colons devra augmenter de 15 % et de 50 % dans les départements où il y a le plus de problèmes. Par ailleurs, la quantité d'alcool devra être indiquée sur chaque bouteille en 2011 et l'an prochain, le remboursement des substituts nicotiniques sera porté de 50 à 150 € pour lés bénéficiaires de la CMU et pour les femmes enceintes. Sur la durée du plan 74 IRM supplémentaires seront installés, dont 39 dans les dix régions ayant la mortalité par cancer la plus élevée.

• Favoriser l'accès à l'emprunt - La convention «s'assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé» doit être renouvelée pour améliorer la couverture a ssurantielle et l'accès à l'emprunt des personnes sorties de maladie.

• Une journée nationale de l'activité physique - L'activité physique ne devant «pas être l'apanage des beaux quartiers», une journée visant à inciter chacun à pratiquer de l'exercice doit être créée. Roselyne Bachelot doit faire des propositions.

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La testostérone perd son agressivité légendaire
Publié le 14-12-2009 par chroniques
 

 

mercredi 9 décembre 2009
 

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Cette hormone sexuelle, souvent associée à un comportement agressif et égocentrique, encouragerait au contraire un comportement équitable, surtout s'il favorise le statut social, expliquent des chercheurs suisses et britanniques.

"Nous avons voulu vérifier comment cette hormone agit sur les comportements sociaux", a déclaré Christoph Eisenegger, neuroscientifique à l'Université de Zurich, qui a collaboré à cette étude. "Nous nous sommes intéressés à la question: qu'est-ce qui est vrai et qu'est-ce qui relève du mythe ?"

L'étude, publiée dans la revue Nature, a porté sur environ 120 femmes, dont certaines avaient reçu de la testostérone et d'autres un placebo. Les participantes devaient négocier entre elles pour obtenir de l'argent en faisant des offres plus ou moins équitables jusqu'à l'obtention d'un accord.

"Si l'on en croit l'opinion commune, les sujets ayant reçu de la testostérone auraient dû adopter une stratégie agressive, égocentrique et prendre des risques, sans se soucier d'éventuelles conséquences négatives sur le processus de négociation", a expliqué Christoph Eisenegger.

Les résultats ont montré tout le contraire. Les femmes qui avaient reçu de la testostérone ont généralement fait des offres plus équitables que celles qui avaient pris un placebo, réduisant le risque de rejet de leur offre.

Les chercheurs estiment que ces résultats suggèrent que la testostérone augmente la sensibilité du sujet à son statut social. Chez l'animal, où le modèle dominant-dominé régit les relations au sein d'un groupe, cela peut se traduire par de l'agressivité. En revanche chez l'homme, la vie en société requiert une approche plus subtile et moins combative.

La littérature de vulgarisation scientifique, l'art et les médias, expliquent-ils, ont longtemps associé la testostérone - souvent considérée comme l'hormone mâle par excellence alors que les deux sexes en produisent - à un comportement agressif.Cette réputation avait notamment été confirmée par des expériences menées sur des rongeurs mâles et qui montraient que la castration entraînait une baisse de la combativité.

Michael Naef, de la Royal Holloway University de Londres, estime que l'étude suggère que cette croyance populaire est si profondément ancrée dans les mentalités qu'elle pourrait elle-même être à l'origine d'une modification du comportement.En effet, les participantes qui croyaient avoir reçu de la testostérone - alors qu'elles avaient eu un placebo - "se sont distinguées par leurs offres remarquablement inéquitables", écrivent les chercheurs.

Kate Kelland, version française Mathilde Gardin

 

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De l'épiderme recréé à partir de cellules souches
Publié le 26-11-2009 par chroniques
 

 

 

 

 

 Une équipe française a réussi à recréer l'ensemble d'un épiderme, la couche superficielle de la peau, à partir de cellules souches embryonnaires humaines, une première qui pourrait trouver une application rapide dans le traitement des grands brûlés.

Depuis plusieurs années, les médecins utilisent la thérapie cellulaire pour soigner les grands brûlés : ils reconstituent de la peau à partir d'un petit échantillon prélevé chez le patient lui-même.

Le problème vient du délai nécessaire à la culture d'une surface suffisante d'épiderme (trois semaines), pendant lequel le brûlé est sans protection, avec des risques d'infection, de déshydratation... Des techniques ont été développées pour combler ce délai d'attente, mais elles sont loin d'être optimales.

C'est cette période que ciblent les travaux de l'équipe dirigée par Marc Peschanski (Institut I-Stem), publiés dans la revue The Lancet datée de samedi, a expliqué le chercheur à l'AFP.

La première étape a été d'obtenir des cellules de la peau (kératinocytes) à partir de cellules souches embryonnaires humaines, à la fois capables de se différencier en tous types de cellules humaines et de se reproduire indéfiniment.

A partir de ces kératinocytes, ils ont ensuite réussi à reconstruire "in vitro" un épiderme avec ses différentes couches, y compris la couche cornée, la plus superficielle. Une étude menée en collaboration avec une société de biotechnologie spécialisée dans la peau a permis de vérifier "que c'était un épiderme parfaitement normal".

La dernière étape a été réalisée avec des chercheurs espagnols maîtrisant une technique d'implantation sur la souris. L'épiderme reconstitué en laboratoire a ainsi été greffé sur des souris.

"On a attendu trois mois et la peau humaine s'est renouvelée trois fois, puisqu'elle se renouvelle tous les mois complètement. On a fait de la peau humaine", a indiqué le Pr Peschanski.

Pour passer à une application chez l'homme, reste maintenant à réaliser un travail de transfert de technologie. "On a commencé à travailler là-dessus, ça prendra un petit bout de temps, parce qu'il faut tout valider, mais ce n'est plus de la science, ça devient vraiment de l'application technique", a précisé le chercheur.

Il table, "si tout se passe bien", sur un passage chez l'homme "pour fin 2011". "Mais en sachant que c'est un calendrier suspendu à un certain nombre de fils qui peuvent être coupés à n'importe quel moment".

Plusieurs recherches sur les cellules souches embryonnaires arrivent aujourd'hui à terme, proches du passage à l'application sur l'homme. La société californienne Geron a déjà reçu aux Etats-Unis l'autorisation de réaliser un essai clinique pour traiter des lésions de la moelle épinière.

Une autre société américaine, Advanced Cell Technology, a déposé une demande d'autorisation pour des essais sur des patients risquant de perdre la vue à cause de la maladie de Stargardt.

Une troisième travaille à un traitement du diabète.

En France, Philippe Menasché teste sur le singe un traitement de l'infarctus.

Marc Peschanski travaille aussi sur les cellules pluripotentes induites (iPS), issues de la reprogrammation du noyau de cellules différenciées adultes. L'Institut I-Stem a été créé par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l'Association française contre les myopathies (AFM), organisatrice du Téléthon.

(Source AFP)

permalien : http://www.medicalvisio.com/main_medicalvisio/page.php?idd=101344&desc=actualites#3325
 
 



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